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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 16:43
Ce soir, Julien Gracq par Arnaud Coignet

Le rivage des Syrtes de Julien Gracq

« Aldo est affecté, loin de la capitale de la Seigneurie d’Orsenna, sur la côte de la mer des Syrtes. Dans la chambre des cartes, aux côtés de Vanessa, dans le palais des Aldobrandi à Maremma, sur l’îlot de Vezzano, à deux jours de navigation du Farghestan, pays de mirages, de fables et d’effroi, s’éveille et grandit en lui le goût de l’aventure, prélude à la transgression et au désastre. Avec son style travaillé et élégant, son atmosphère onirique, Le Rivage des Syrtes, paru en 1951, recèle un pouvoir d’envoûtement rarement égalé. C’est à un voyage au cœur d’une œuvre à lire et à relire et de l’imaginaire de son auteur, Julien Gracq, que nous invite Arnaud Coignet »

Arnaud Coignet est historien de formation, professeur d’histoire et de géographie, lecteur et passionné de littérature contemporaine française et étrangère.

Extrait :

Au cours d’une promenade à l’île de Vezzano, après une journée de solitude voluptueuse, du sommet de l’île, Vanessa, montre à l’horizon, au-delà de la mer des Syrtes, telle une cible désirable, le Tängri, le volcan qui domine Rhages, la capitale du Farghestan :

« Une montagne sortait de la mer, maintenant distinctement visible sur le fond assombri du ciel. Un cône blanc et neigeux, flottant comme un lever de lune au-dessus d’un léger voile mauve qui le décollait de l’horizon, pareil, dans son isolement et sa pureté de neige, et dans le jaillissement de sa symétrie parfaite, à ces phares diamantés qui se lèvent au seuil des mers glaciales. Son lever d’astre sur l’horizon ne parlait pas de la terre… Il était là. Sa lumière froide rayonnait comme une source de silence, comme une virginité déserte et étoilée. C’est le Tängri, dit Vanessa sans tourner la tête. »

Illustration Gerald Kerguillec

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